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CinePerfect
Les atouts

Ce que fait chaque module
et sur quoi il repose

La plupart des plugins « film » sont une pile de filtres appliqués sur une image déjà finie. CinePerfect fait l'inverse : il remonte à la lumière de la scène, y reconstitue la chaîne optique et photochimique dans l'ordre où elle se produit réellement, puis fabrique l'image affichable à la toute fin.

Cette différence d'architecture est ce qui explique tout le reste.

11Courbes log natives
validées numériquement
AP1Espace de travail
ACEScg scène-linéaire
7Kernels Metal
Apple Silicon
0Écrêtage avant
la sortie Rec. 709
01

Le socle colorimétrique

Ce qui n'est pas détruit en amont peut encore être récupéré en aval. L'inverse n'est jamais vrai.

Espace ACEScg

Latitude préservée
de bout en bout

Tous les formats sources sont décodés vers un même espace de travail large et scène-linéaire — les primaires AP1 d'ACES. Les valeurs y sont de la lumière, sans plafond : un ciel peut valoir 40 fois le gris moyen et le rester.

Conséquence pratique : monter la saturation, ajouter du contraste ou pousser les diffusions ne fait jamais baver ni virer les couleurs, parce qu'à aucun moment une valeur n'est écrasée contre un plafond.

Matrices de gamut générées via colour-science, adaptation CAT02. Aucun clamp entre le décodage et la sortie.

Décodage log natif

Formules constructeur
vérifiées

Douze courbes implémentées directement d'après les spécifications des fabricants, et non approchées par une LUT. Une LUT de conversion quantifie et perd de la précision exactement là où le log en a le plus : dans les basses lumières.

Chaque courbe est validée avant intégration : continuité aux points de rupture et aller-retour numérique.

Audit indépendant (27/07/2026) — les 11 courbes validées : aller-retour linéaire ≤ 1,4 × 10⁻¹², raccords contrôlés, gris 18 % conforme aux valeurs constructeur (V-Log 42,3 % · S-Log3 41,1 % · LogC4 27,8 % · N-Log = 372/1023…).

Compression de gamut douce

Pas d'écrêtage
en sortie

Le passage en Rec. 709 est le seul moment où l'on quitte l'espace large. Les couleurs qui n'y tiennent pas ne sont pas coupées : elles sont ramenées progressivement vers l'axe neutre, teinte et luminosité conservées.

C'est la différence entre un rouge saturé qui se pose et un rouge qui s'aplatit en un bloc uniforme.

Balance des blancs von Kries

Vraie adaptation
chromatique

La température n'est pas un gain rouge/bleu. Les gains sont calculés sur le locus planckien puis appliqués dans l'espace des cônes — le modèle qui décrit comment l'œil s'adapte réellement à un éclairage.

Résultat : un passage de 3200 K à 6500 K garde les gris neutres et les carnations crédibles, là où un gain par canal verdit les médiums et rosit les hautes lumières.

Espace cône CAT02 · locus planckien (approximation de Kim et al.) · gains calculés côté processeur, appliqués en scène-linéaire.
02

L'étage optique

Ce qui distingue le plus une image caméra d'une image capteur. Aucun de ces modules ne touche à la couleur.

OLPF

Casse le rendu
« vidéo »

Le filtre passe-bas optique équipe toutes les caméras ciné : un cristal biréfringent qui dédouble le faisceau d'environ un photosite pour supprimer le moiré. C'est lui qui donne au numérique professionnel son piqué « doux », par opposition au tranchant électronique des capteurs sans filtre.

CinePerfect le simule par un échantillonnage sub-pixel en quatre points, en lumière réelle. Ce n'est pas un flou : c'est une dispersion. L'image reste nette, elle perd seulement son agressivité.

Objectif

Aberration
et chute de piqué

Aberration chromatique radiale — nulle au centre, croissante vers les bords, comme dans un vrai groupe optique — et perte de définition dans les coins.

Ces défauts sont placés au niveau du verre, donc en amont : ils sont ensuite diffusés par le mist et la halation, exactement comme dans la chaîne réelle. Les ajouter à la fin donnerait un placage ; les mettre au début donne une optique.

Vignette

Chute optique,
pas un cache

Appliquée en lumière réelle, avant les diffusions. Les coins assombris diffusent donc moins — ce qui est le comportement d'un objectif, et ce qu'un assombrissement plaqué en fin de chaîne ne reproduit pas.

Géométrie calculée dans le repère de l'image entière : elle reste continue même lorsque Final Cut découpe la frame en tuiles pour le rendu.

03

Les trois diffusions

Souvent confondues sous le nom de « glow ». Ce sont trois phénomènes physiques distincts, qui naissent à trois endroits différents — et CinePerfect les place dans cet ordre.

ModuleNaîtCouleurPortée
MistDevant l'objectifNeutre, sur toute l'imagelarge
BloomDans le verreNeutre, autour des sourcestrès large
HalationDans l'émulsionJaune orangé, mesuré à 27°serrée

Calcul en lumière réelle

De l'énergie,
pas du blanc

Les trois diffusions sont additionnées avant la courbe filmique. La lumière ajoutée traverse ensuite le même rendu que la lumière d'origine, et se comprime comme elle.

C'est toute la différence entre une source qui éclaire son environnement et un halo blanc collé par-dessus. Un bloom appliqué sur l'image finie ne peut que grisailler ; appliqué en amont, il fait de la lumière.

Halation confinée

Saturation
de l'émulsion

Sur une vraie pellicule, la couche antihalo absorbe et la rediffusion sature : au-delà de quelques diaphragmes, une source plus brillante ne produit pas un halo proportionnellement plus fort. CinePerfect reproduit ce plafond.

Sans lui, un ciel bouché déverserait une énergie non bornée que le flou étalerait dans les ombres — où la courbe filmique l'amplifie le plus. C'est le défaut typique des halations logicielles : elles voilent toute l'image au lieu de cerner les sources.

Mesuré sur fond sombre, source vive — +40 points d'écran à 2 px du bord · +0,9 point à 24 px · 0,00 au coin opposé.
04

La réponse photochimique

Ce que la pellicule fait à la lumière une fois qu'elle l'a reçue.

Printer-lights, 4 zones

L'outil du labo,
en amont de la courbe

Quatre curseurs — noirs, médiums, clairs, très-clairs — qui pilotent l'exposition par bandes tonales avant le rendu filmique. Ils façonnent donc ce qui nourrit la courbe.

C'est une capacité qu'aucune roue colorée Rec. 709 ne peut offrir : elles agissent toutes après, sur une image dont les hautes lumières sont déjà comprimées et dont la latitude est déjà dépensée.

Contraste à pivot

L'exposition
ne bouge pas

Le contraste pivote sur le gris 18 % scène. Monter le contraste écarte donc les ombres et les clairs sans déplacer la luminosité perçue de l'image — on ne passe pas son temps à recorriger l'exposition derrière.

Et comme il agit avant la courbe, les hautes lumières sont absorbées par le rolloff filmique au lieu d'être écrêtées.

Rolloff des hautes lumières

Ne touche
que le haut

Remodèle uniquement la portion de courbe située au-dessus du genou. Le gris moyen et les ombres ne bougent pas d'un point — ce qui en fait l'outil de raccord plan à plan : on récupère un ciel sans redescendre les visages.

Densité filmique

Une couleur intense
est une couleur sombre

La différence la plus visible entre le film et la vidéo tient en une phrase : sur une émulsion, une couleur plus intense est toujours plus sombre. Plus de colorant absorbe plus de lumière. La saturation vidéo, elle, monte la chroma à luminance constante — d'où le rendu électrique qui trahit une image numérique poussée.

Le module reproduit cette contrainte : plus une couleur est pure, plus elle s'assombrit, et un gris neutre reste strictement intact. Calibré sur les tirages Kodak 2383 et 2393 et le Fuji 3510, qui désaturent les carnations au lieu de les saturer. Mesuré sur une carnation : −5,7 points de luminance pour +0,016 de saturation.

Saturation par zone

Path to white,
path to black

Sur un tirage, les trois couches de colorants ne répondent pas linéairement : l'image perd naturellement sa chroma dans le pied et dans l'épaule. Le numérique brut, lui, garde des ombres colorées jusqu'au bout — l'une des causes du rendu « plastique ».

Le module est réglable des deux côtés, et il préserve la luminance : il ne peut donc ni modifier l'exposition ni compromettre la légalité du signal.

Split-tone scène

Luminance
invariante

Ombres froides, hautes lumières chaudes — la signature des émulsions. Appliqué en lumière scène, avant la courbe, en espace cône (le modèle de l'adaptation visuelle) : la teinte se fait « développer » par le tonemap, comme sur un tirage.

Et la luminance scène est préservée exactement : un split-tone qui ne dérègle jamais l'exposition. Les roues d'un NLE, qui travaillent après la courbe, ne peuvent pas offrir cette garantie.

Mesuré — sur des gris neutres, à ±0,4 : ombres teintées à 200° (froid), hautes lumières à 23° (chaud), médium laissé neutre — et la luminance ne bouge pas (±0,05 point).

Grain

Pondéré comme
le négatif

Le grain argentique n'est pas un bruit uniforme : il est le plus visible dans les médiums et s'efface dans les noirs et les blancs. CinePerfect suit cette pondération, avec un curseur d'uniformité pour s'en écarter si le plan le demande.

Il est déterministe par image — même timecode, même grain, donc identique à chaque rendu — tout en s'animant réellement d'une image à l'autre.

05

Le look, et sa retenue

Huit LUT 3D

De vraies tables,
pas des curseurs

Les looks sont de véritables tables 3D échantillonnées en trilinéaire sur le processeur graphique : neutre, orange & teal, doux, froid, délavé — puis trois émulations de tirage (Kodak 2383, Kodak 2393, Fuji 3510) qui remplacent la courbe filmique par la réponse mesurée du positif. Une approche paramétrique ne reproduit pas les inflexions de teinte qui font qu'un look « sonne » juste.

Protection peau

Modère les modules
les plus forts

Un masque de carnation — teinte, saturation et luminance, évalué en espace perceptuel pour couvrir aussi les peaux foncées et les visages dans l'ombre — qui atténue localement la saturation, la vibrance, la saturation par zone et la LUT de look.

Le masque agit en fin de chaîne, en espace écran. Il ne module donc pas ce qui se passe avant la courbe filmique — ni la balance des blancs, ni la densité : ces étages travaillent en lumière de scène, où « la peau » n'est pas encore définie.

C'est ce qui permet de pousser un look marqué sans que les visages partent avec.

Préréglages par genre

Dix départs,
une doctrine

Dix états complets — du neutre au Noir & blanc — écrits d'un seul geste, et déterministes : passer d'un style à l'autre ne laisse aucun résidu du précédent. Chacun tient en une signature et deux soutiens — un look est deux ou trois décisions fortes, pas douze petites — et certains se différencient par l'absence : Comédie n'a ni grain, ni mist, ni halation.

Le curseur de force multiplie l'écart au neutre de chaque paramètre, chacun autour du sien. Ce qui relève du caractère — rayons, taille de grain, géométrie de vignette — n'est pas multiplié : doubler un rayon de flou changerait la nature de l'effet, pas son intensité.

06

La finition

Dithering TPDF

Supprime
le banding

Un bruit de distribution triangulaire d'environ un pas de quantification, ajouté juste avant la sortie. Il casse les cercles de banding dans les ciels et les fondus — le défaut le plus visible d'un dégradé propre encodé en 8 bits. Statique, donc sans scintillement.

Mix et gamme légale

Doser,
puis livrer

Le mix fond le résultat complet vers une conversion technique neutre : un seul curseur pour assagir l'ensemble, ou pour comparer. Le broadcast-safe ramène à la gamme 16-235 quand une livraison l'exige.

07

Performance

Un plugin qu'on ne peut pas lire en temps réel n'est pas un outil d'étalonnage : c'est un rendu qu'on subit.

Conçu pour les puces M

Lecture sans
rendu préalable

Sept kernels Metal, sans compromis de compatibilité hérités. Les textures de travail sont recyclées d'une image à l'autre plutôt que réallouées — c'était le premier poste de coût. Les diffusions sont calculées en résolution réduite : demi pour le mist et la halation, quart pour le bloom, dont le rayon rend la perte strictement invisible.

Flou séparable à taps bilinéaires — chaque lecture est placée au barycentre de deux texels, que l'échantillonneur mélange sans surcoût : deux fois la portée pour le même nombre de lectures. Les réglages courants sont plus rapides que la version naïve.

Rendu par tuiles correct

Pas de couture
en 4K et au-delà

Lorsque Final Cut découpe une image en tuiles, toute géométrie absolue doit rester référencée à l'image entière. Vignette, aberration chromatique, grain et dithering le sont — sans quoi le motif se répéterait dans chaque tuile.

08

En un mot

Approche couranteCinePerfect
Filtres empilés sur une image finieChaîne physique remontée à la lumière de la scène
Conversion log par LUTDouze courbes constructeur, validées numériquement
Écrêtage dès qu'une valeur dépasseAucun clamp avant la sortie ; compression de gamut douce
Un « glow » génériqueMist, bloom et halation distincts, dans l'ordre optique réel
Contraste appliqué en Rec. 709Printer-lights et contraste en amont de la courbe
Température par gain rouge/bleuAdaptation chromatique en espace cône
Split-tone en display, exposition dériveSplit-tone en lumière scène, luminance invariante
Rendu à attendreLecture en temps réel sur puce M
Le principe directeur

Priorité absolue à la non-destruction : la latitude et l'espace colorimétrique sont préservés jusqu'au dernier étage. Tout le reste — les looks, les textures, les préréglages — est bâti par-dessus ce socle, jamais à sa place.